12/04/2006

Le traitement repose sur quelques grands principes :

Le traitement repose sur quelques grands principes :Une bonne hygiène de vie : activité physique et alimentation riche en calcium. Effectuée avec prudence, l'activité physique retarde la dégradation osseuse, tout comme une alimentation équilibrée et riche en calcium, comprenant quatre produits laitiers par jour ; Une possible supplémentation vitamino-calcique, on conseille aux personnes âgées un apport quotidien de 1 200 mg/j de calcium et de 10 à 20 microgrammes de vitamine D, apportée en partie par le régime alimentaire et grâce à des supplémentations proposant une association de calcium et de vitamine D3 à prendre le plus souvent quotidiennement ; Des protecteurs de hanche peuvent être d'une grande efficacité dans la prévention de la fracture de hanche avec une diminution de près de 70 % du risque fracturaire1. Mais leur port est parfois difficile à accepter ; Le traitement hormonal substitutif. Les études récentes conduites sur ces traitements suggèrent que les risques surpassent les bénéfices lorsqu'ils sont utilisés sur le long terme (augmentation du risque de cancer du sein, de problèmes cardiovasculaires, de thromboses veineuses et d'embolie pulmonaire). Son utilisation dans la prévention de l'ostéoporose est donc extrêmement limité ; Les SERMS (modulateurs sélectifs de l'activation des récepteurs aux estrogènes) ont un rôle protecteur sans augmenter les risques de cancers du sein et de l'utérus. Ces produits (Evista®, Optruma®…) ont démontré leur efficacité sur les fractures vertébrales mais pas sur celles du col du fémur2 ; Les biphosphonates. Ces médicaments complètent l'action des hormones en freinant la perte osseuse et en favorisant la formation d'os ; ils diminuent de moitié le risque de fractures (tassements vertébraux, mais aussi fracture du col du fémur et du poignet). Les molécules de référence sont l'alendronate (Fosamax®) et le risendronate (Actonel®). Ces deux médicaments sont désormais disponibles en administration hebdomadaire, visiblement préférée par la grande majorité des patientes3,4. Les premières études comparatives de ces formes hebdomadaires semblent plaider en faveur du premier composé5. Le traitement par étinodrate (Didronel®) est encore disponible mais les preuves de son efficacité sont moins solides ; Le tériparatide. Cette molécule correspond à un fragment de la parathormone qui régule le taux de calcium dans le sang. Son administration intermittente sous forme d'injections sous-cutanées quotidiennes stimule la formation osseuse. Cette nouvelle approche thérapeutique a démontré son efficacité dans la prévention des fractures vertébrales après 18 mois de traitement6. Vis-à-vis du risque de fracture de hanche, son effet reste à démontrer. Son mode d'administration et son coût très élevé (environ 400 € par injection) vont certainement limiter l'utilisation de Forsteo® vont certainement limiter son utilisation à des femmes en échec d'autres traitements ou à des formes particulières d'ostéoporose auxquelles les propriétés du tériparitide seront bien adaptées. Le ranélate de strontium (Protelos®) se caractérise par un mode d'action original, qui lui permet de jouer sur les deux fronts : augmenter la formation osseuse et limiter la résorption. Zoom sur le petit dernierLe ranélate de strontium (commercialisé sous le nom de Protelos®) inaugure ainsi une nouvelle classe thérapeutique : un agent à la fois ostéoformateur et antirésorptif (qui favorise la reconstruction de l'os et ralentit sa destruction). Impliquant près de 7 000 femmes atteintes d'ostéoporose post-ménopausique, deux études7,8 ont permis d'évaluer son efficacité vertébrale et non-vertébrale. Les résultats témoignent d'une réduction significative à la fois le risque de récidives de fractures vertébrales, de nouvelles fractures et dans une moindre mesure de fractures non vertébrales.Ce nouveau médicament a obtenu une autorisation de mise sur le marché européenne le 21 septembre 2004 et devrait être disponible en 2005.Chaque année en France, plus de 130 000 fractures sont liées à une ostéoporose. Les fractures s'accompagnent d'une augmentation du risque de mortalité à 5 ans (notamment pour les fractures du col du fémur), de douleurs et d'une déformation de la silhouette, d'une altération de la qualité de vie… Cette maladie n'est pourtant pas une fatalité, alors n'attendez pas pour en parler à votre médecin.

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