12/04/2006

L'ostéoporose n'est pas une fatalité

L'ostéoporose n'est pas une fatalitéL'ostéoporose est perçue comme un problème lié au vieillissement autant que comme une réelle affection. Ainsi pour 44 % des femmes interrogées, cette maladie n'est rien d'autre qu'une maladie de l'âge. Seulement 16 % des femmes ménopausées et 24 % des femmes non-ménopausées la considèrent comme une pathologie à part entière. L'ostéoporose n'est pourtant pas une fatalité, des mesures préventives ou curatives permettent désormais de tenir tête à cette perte osseuse.Si 70 % des femmes savent que l'ostéoporose entraîne de fréquentes fractures du col du fémur, le tassement vertébral est un danger totalement sous-estimé. "Les deux fractures vedettes (poignet et col du fémur) sont bien connues, contrairement à celles des vertèbres. Ce phénomène est amplifié par l'utilisation du terme "tassement" moins inquiétant mais surtout moins évocateur que celui de fractures vertébrales. Résultat : la gêne et le handicap liés à ces problèmes sont passés trop souvent sous silence" commente le Pr. Christian Roux, président du Groupe de recherche et d'informations sur les ostéoporoses (Grio). Fort de son expérience clinique, ces fractures vertébrales sont fréquemment à l'origine de différences importantes entre la taille annoncée par la patiente et celle mesurée lors de consultation spécialisée. Une différence qui, selon lui, peut atteindre 5 à 10 cm !Des conséquences souvent minimiséesAu palmarès des maladies les plus redoutées, l'ostéoporose se classe en 5e position derrière le cancer, la maladie d'Alzheimer, l'hémiplégie et l'infarctus du myocarde. Pourtant, cette place d'honneur est à mettre en parallèle avec une autre hantise féminine. Le handicap est la conséquence du vieillissement la plus fortement crainte : marche difficile - 65 à 73 % -, dos rond - 27 à 30 % -, devant les rides et le relâchement de la peau - 21 à 29 %. "Les conséquences de la maladie sont bien souvent minimisées. Une perception qui se traduit bien par l'absence de lien entre la peur du handicap et l'ostéoporose alors que ces deux notions sont rarement étrangères" précise le Pr. Christian Roux. Alors que le risque de fractures liées à l'ostéoporose est connu pour près de huit femmes sur dix, le risque d'invalidité est minimisé. Seulement 56 % des femmes ménopausées ont conscience de ce danger (46 % des femmes non ménopausées).De nouvelles armes contre l'ostéoporoseLe plus souvent silencieuse, l'ostéoporose touchera une femme sur deux au cours de sa vie. Très invalidante, elle est responsable d'une fracture toutes les 20 secondes à travers le monde. Pourtant, des traitements existent. Découvrez l'essentiel sur la prise en charge de cette maladie.Correspondant à une fonte osseuse, l'ostéoporose est un facteur de risque de fracture au même titre que l'excès de cholestérol est un facteur de risque d'infarctus. Cette maladie des os fragiles touche trois millions de femmes en France. On peut vieillir sans fracture !Les conséquences dramatiques de l'ostéoporose sont aujourd'hui évitables : on peut en grande partie prévenir ces accidents, en diagnostiquant et en traitant l'ostéoporose. Pour instaurer un traitement, votre médecin doit évaluer votre risque : antécédents familiaux, âge de la ménopause, masse corporelle, éventuellement mesure de la densité osseuse (ostéodensitométrie).

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